LA FLEUR

La fleur est l’organe de reproduction de la grande majorité des plantes (les « plantes à fleurs »).

Après fécondation, la fleur se transforme en un fruit qui renferme la ou les graines.

Les plantes se reproduisant grâce à des fleurs forment un vaste groupe appelé plantes à fleurs ou angiospermes.

Plus de 240 000 espèces de plantes à fleurs ont été recensées à travers le monde. La forme, le nombre de pétales, la disposition sur la tige, la couleur et le parfum des fleurs sont différents selon les espèces et les variétés.

LES ÉLÉMENTS D’UNE FLEUR

Les fleurs peuvent être isolées au bout d’une tige ou d’un rameau, mais peuvent aussi être réunies en groupes appelés inflorescences. Les inflorescences peuvent avoir la forme de grappes, de plumeaux, de parapluies, de plateaux ronds, etc.

Parfois, les inflorescences ressemblent à une fleur unique. C’est le cas par exemple de la pâquerette, avec son cœur jaune et ses « pétales » blancs : le cœur est en fait composé de dizaines de toutes petites fleurs jaunes, tandis que les « pétales » sont des fleurs qui possèdent un long pétale unique.

Une fleur comprend plusieurs éléments très reconnaissables :

– les sépales : ce sont les pièces (souvent vertes) qui entourent et protègent la fleur lorsqu’elle est encore en bouton. Lorsqu’elle est épanouie, les sépales se trouvent souvent cachés sous les pétales. L’ensemble des sépales d’une fleur est appelé le calice ;

– les pétales : ce sont généralement les éléments les plus colorés de la fleur. Ils portent souvent à leur base des glandes spécialisées qui fabriquent du nectar. La forme, le nombre et la couleur des pétales peuvent être très différents selon les espèces. Un ou plusieurs pétales sont parfois soudés entre eux, comme chez le narcisse. L’ensemble des pétales d’une fleur est appelé la corolle ;

– les étamines : ce sont les éléments mâles de la fleur. Elles fabriquent le pollen, une fine poudre (souvent de couleur jaune) contenant les cellules reproductrices (gamètes) mâles ;

– le pistil : c’est l’élément femelle de la fleur. Sa base est formée par l’ovaire. L’ovaire renferme l’ovule, qui est la cellule reproductrice (gamète) femelle. Au sommet du pistil se trouve une région collante (appelée stigmate) qui permet de retenir le pollen. Le pistil est parfois composé de plusieurs ovaires et de plusieurs stigmates.

COMMENT UNE FLEUR SE TRANSFORME-T-ELLE EN FRUIT ?

Pour qu’une fleur se transforme un fruit, il faut que l’ovaire contenu dans le pistil soit fécondé par le pollen. La première étape est donc le transfert du pollen des étamines d’une fleur jusqu’au pistil d’une autre (une fleur ne peut pas se féconder elle-même) : c’est ce que l’on appelle la pollinisation.

Le pollen peut être transporté par le vent, par l’eau de pluie ou par des animaux. En visitant une fleur pour y chercher leur nourriture, les animaux pollinisateurs recueillent sans le vouloir du pollen sur leur corps : en continuant leur récolte, ils le déposent involontairement sur d’autres fleurs. Ainsi, beaucoup d’insectes jouent un rôle important dans la pollinisation des fleurs. C’est le cas par exemple des abeilles, qui passent de fleur en fleur pour butiner.

Mais toutes sortes d’autres animaux se nourrissant de pollen ou de nectar (animaux nectarivores) assurent la pollinisation de nombreuses fleurs : des oiseaux comme les colibris ou des mammifères comme les chauves-souris nectarivores des régions tropicales.

pourquoi les fleurs sont-elles colorées et parfumées ?
Chez la plupart des plantes, la pollinisation des fleurs se fait par l’intermédiaire d’animaux : des insectes (les abeilles, les papillons, etc.), des oiseaux (les colibris), et même des mammifères (certaines chauves-souris par exemple).
La forme, la couleur des fleurs et le parfum que les fleurs dégagent sont destinés à attirer ces animaux pollinisateurs.
De plus, les fleurs contiennent souvent aussi un nectar sucré qui attirent de nombreux animaux.

Chez plusieurs espèces de plantes, la pollinisation ne peut se faire que par l’intermédiaire d’un animal particulier. Les baobabs, par exemple, ne peuvent se reproduire que si leurs fleurs sont visitées par des chauves-souris. Le vanillier (la liane qui produit la vanille) ne peut être pollinisé que par une petite abeille du Mexique et de l’Amérique centrale. Dans les autres régions du monde où le vanillier est cultivé et où l’insecte est absent, le pollen doit être déposé sur les fleurs par l’homme, à la main (on parle de pollinisation artificielle).

des stratagèmes étonnants
Pour attirer les animaux pollinisateurs, certaines plantes utilisent des stratagèmes très originaux. Les pensées, par exemple, portent sur leurs pétales des lignes ou des marques de couleur qui dessinent une piste indiquant aux insectes où se trouve le nectar.
Les fleurs de certaines orchidées (les ophrys) ont une forme trompeuses pour les mâles de certaines abeilles sauvages : leur partie inférieure ressemble en effet aux abeilles femelles ; et l’ensemble de la fleur donne l’impression d’une abeille en train de butiner une fleur ! Les mâles, leurrés, se posent de fleur en fleur en essayant de s’accoupler.
Certaines plantes enfin dégagent un parfum très particulier : ainsi, la rafflésie émet une odeur nauséabonde de viande en décomposition. Les insectes qui assurent sa pollinisation sont en effet… des mouches !

Une fois que le pollen est déposé sur l’extrémité du pistil, les gamètes mâles qu’il contient sont transférés jusqu’à l’ovaire pour le féconder. L’ovaire fécondé devient un œuf qui commence à se développer et à grandir. Il se transforme en fruit qui contient une ou plusieurs graines.